Parole et mystère
- Naïve ! Pauvre petite naïve ! Tu ne sais rien, tu ne vois rien. Moi, un enfant, je sais ce qu'il a été et je sais ce qu'il sera, alors cela fait la différence, vois-tu ?
Rien à répondre, j'étais lasse et dépourvue. Je le ressentais froid, si froid que cela me glaçait de la tête au pied. Je mis mes mains autour de mes bras, pour me réchauffer et des larmes coulaient parce qu'il ne voudrait jamais rien comprendre. Sa force me submergeait et je n'étais qu'une goutte d'eau qui ne l'effleurait même pas. Mais je ne pouvais rester muette devant ses dires :
- Vois mes larmes, je pleure sur toi, sur le but destructeur que tu te donnes. Tu pourrais souffler mon esprit mais tu n'en feras rien parce que je nourris la bonté et toi du fond de tes ténèbres tu nourris la noirceur dans les êtres, tu attises les défauts et s'ils deviennent réalité, alors là, tu es vainqueur, du moins tu le crois. Mais tous deux savons que rien n'est définitif. Aucune âme ne t'appartiendra pour toujours.
- Tu raisonnes bien, mais ta conscience ne vaut pas mieux que celle des autres, tu portes le pêché, mendie-moi le pardon. Je peux si tu veux.
Je ne veux rien de toi. Si ! Fais un pas vers le bien. C'est tout ce que tu peux faire pour moi. Ta méchanceté me rend malade, mais je continuerai à CROIRE pour que ton pouvoir diminue.

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