Pour lui, j'ai erré dans le monde des questions sans réponses, je me suis perdue au royaume des pensées qui ne mènent nulle part, j'ai gravit des montagnes sans sommets, parcouru des rivières sans berges, suivi des sentiers sans fin. J'ai fermé les portes de la vérité parce que l'invraisemblable suivait ma route.
Il est la source de l'histoire que je vais conter, une histoire au-delà du visible et de l'accessible. Elle débute sans aucun doute dans des temps lointains animés de notions incompréhensibles aux sens communs. Elle a existé par la force que deux êtres ont mis pour la rendre vivante et palpable et pour qu'elle perdure au-delà du temps et de la raison.
Au fur et à mesure des années, je suis devenue un alchimiste du passé pour révéler l'essence de ce qui allait devenir. J'allais mettre dans mon athanor tout ce que je trouvais, tout ce qui allait surgir de cette histoire, tous les signes, toutes les interprétations. Simples, compliquées, folles, farfelues, inconcevables, toutes mes idées iraient emplir ce récipient et se mélanger pour que peut être à la fin jaillisse l'or de la vérité.
For his sake, I roamed around a world of questions without answers. I was lost in a world of thoughts that lead nowhere. I climbed up mountains without summits, coursed rivers without banks and followed pathways without end. I closed the door of truth because wherever I went implausibility followed
That is the source of the story I am going to tell, a story that takes place beyond the visible and the accessible. It began without a doubt in the old days, lit up with incomprehensible notions beyond common sense. This story happened by virtue of the fact that two people joined to make it more lively and tangible and make it endure beyond both time and reason.
As the years go by I have become an alchemist of the past to reveal the essence of what was going to happen in the future. I was going to put in my oven all that I was finding, everything that would come from my endeavours, all the signs, all the interpretations. All my ideas, whatever there are, simple, complicated, crazy, silly, inconceivable, would be put to fill this receptacle and to mix them until the golden nugget of truth has emerged at the end.
Je ne pus m'empêcher de penser qu'encore une fois, tout avait été « cousus de fil blanc », mais l'important était que Klaus m'appelle. Je rentrais chez moi, mon téléphone à portée de moi toute la nuit. Le lendemain matin vers 6 heures, j'entendis la sonnerie retentir, j'attrapais mon téléphone, mais rien. Je me dis que je prenais mon rêve pour une réalité et rangeais le combiné. A peine 5 minutes plus tard, la sonnerie retentit de nouveau dans ma tête, je saisis l'appareil, toujours rien, alors cette fois-ci je compris que c'était un signe : Klaus allait m'appeler. Je me réveillais donc enchantée de cette nouvelle journée, tout d'abord parce que le midi, je déjeunais avec ma mère qui avait promis de me livrer quelques vérités. Une idée me vint alors et je demandais aux forces environnantes : « Je souhaite que Klaus m'appelle quand je serai avec ma mère, ce midi ».
Le midi, installée au restaurant avec ma mère, la sonnerie du téléphone retentit :
- Allô, bonjour, Marouane à l'appareil, le chauffeur de Klaus.
- Ah oui, bonjour.
- Je vous appelle parce que Klaus a signé sur la copie de la pochette d'album et j'aurai voulu avoir votre adresse pour vous l'envoyez.
Déçue, j'étais déçue, je me moquais d'une dédicace, ce que je voulais c'était parler à Klaus. Alors d'un ton non enjoué, je répondis :
- Très bien, …
Et là, un bruit infernal résonna dans le téléphone, comme si quelqu'un arrachait le téléphone d'un support, puis la voix de Klaus retentit en anglais :
- Allô, Klaus à l'appareil !
- Oui ! et là un blanc.
Klaus, le chanteur des Scorpions !
- Oui, je sais, je t'ai reconnu.
- Naïve ! Pauvre petite naïve ! Tu ne sais rien, tu ne vois rien. Moi, un enfant, je sais ce qu'il a été et je sais ce qu'il sera, alors cela fait la différence, vois-tu ?
Rien à répondre, j'étais lasse et dépourvue. Je le ressentais froid, si froid que cela me glaçait de la tête au pied. Je mis mes mains autour de mes bras, pour me réchauffer et des larmes coulaient parce qu'il ne voudrait jamais rien comprendre. Sa force me submergeait et je n'étais qu'une goutte d'eau qui ne l'effleurait même pas. Mais je ne pouvais rester muette devant ses dires :
- Vois mes larmes, je pleure sur toi, sur le but destructeur que tu te donnes. Tu pourrais souffler mon esprit mais tu n'en feras rien parce que je nourris la bonté et toi du fond de tes ténèbres tu nourris la noirceur dans les êtres, tu attises les défauts et s'ils deviennent réalité, alors là, tu es vainqueur, du moins tu le crois. Mais tous deux savons que rien n'est définitif. Aucune âme ne t'appartiendra pour toujours.
- Tu raisonnes bien, mais ta conscience ne vaut pas mieux que celle des autres, tu portes le pêché, mendie-moi le pardon. Je peux si tu veux.
Je ne veux rien de toi. Si ! Fais un pas vers le bien. C'est tout ce que tu peux faire pour moi. Ta méchanceté me rend malade, mais je continuerai à CROIRE pour que ton pouvoir diminue.
Je m'arrêtais sur une chanson qui me rappelait l'idée qu'un étranger pouvait changer mon monde. J'avais également été enchaînée à des peurs et crié à corps et à cris quand personne n'écoutait. J'ai vu des ombres traverser les murs et entendu des voix lorsque personne ne parlait. Il faut que nous remontions le temps jusqu'à mes 14 ans, où, ma chambre m'a semblé habitée par ce que communément on appelle un fantôme. Il se manifestait en émanant une odeur, toujours la même, pour me faire savoir sa présence. Il mettait en mouvement des objets pour me faire apprécier sa force. Il me rappelait quand je décidais de le fuir en allant dormir dans la chambre de mon frère, il tapait alors sur le bureau et mon père s'écriait « retourne dormir dans ta chambre ». Cette chanson m'a parlée surtout lorsqu'il dit « tu ne m'as jamais vu, mais je te connais si bien, et avant que cela ne me tue, il me faut rompre le charme ». Etait-ce l'esprit de ma chambre qui s'exprimait dans le texte de cette chanson, comment Klaus avait-il trouvé ces paroles ? J'ai tremblé, j'ai été fatiguée de son jeu devant lequel j'étais impuissante. Mais là aussi, il y avait un « bémol » car à la différence du personnage de cette chanson, jamais je ne me suis demandée dans quel enfer j'étais...Quoique… Cette chanson m'a replongé dans cet épisode que volontairement j'avais oublié et, je me suis souvenue être partie de chez mes parents pour lui échapper. J'apprenais quelques années plus tard, qu'après mon départ, mes parents brûlaient tout ce qui se trouvait dans ma chambre, moi qui étais convaincue que tout avait été rangé au grenier.
My attention was caught by a song which reminded me of the idea that a stranger could change my world. I had also been fettered with fears and I had screamed my heart when nobody listened to me. I saw shadows moving across the walls and heard voices when nobody was speaking. Now I would like to go back in the past when I was fourteen and it seemed to me that my bedroom was haunted by what we can call a ghost. He revealed his presence by giving off a smell, always the same, to let me know he was there. He kept moving objects to make me appreciate his force . He called after me when I decided to get away from him by going to sleep into my brother's bedroom. He banged on my desk and my father used to shout: "go back to bed!". This song spoke to me especially with the following words "You´ve never seen me but I know you so well and before it kills me I gotta break the spell". Was it the spirit of my bedroom which expressing himself in the text of this song? How did Klaus Meine find these words? I was shaken, I was tired of his game in the face of which I was powerless. And there was also a drawback, because unlike to the character of the song I never asked myself which kind of hell I lived in...Although... This song reminded me of an incident that I had deliberately forgotten and I remembered having left my parent's home to get away from him. Some years later I learnt that after I had left home, my parents burned every things
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